• La Belle Friche

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Mis à jour : 2 déc. 2019

Réseau romand de la participation

La Belle Friche amorce la réflexion sur la participation citoyenne au delà des frontières en étant présente au sein des réseaux helvétiques. En effet, la Suisse est un des pays qui implique le plus ses citoyens dans le processus de décision, tant au niveau fédéral que local.



Cette journée était organisée par la Haute école d’ingénierie et de gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD) et s’est déroulée dans les locaux de l’école (St-Roch) à Yverdon-les-Bains le 8 novembre dernier. Elle a rassemblé une cinquantaine de participants.

La journée a pris la forme de groupes de travail sur des thématiques liées à la participation. Les objectifs étaient de faire connaissance (ou de mieux se connaître), de produire un panorama des besoins et des apports potentiels de chacun et de poser des bases afin de mieux travailler ensemble.


Cette journée d’échange était la cinquième d’une série de rencontres résultant de différentes initiatives visant toutes à structurer le paysage des acteurs de la participation, au niveau romand ou national. La particularité de cet événement était de rassembler pratiquement tous les types d’acteurs de la participation, notamment ceux provenant des administrations publiques, des associations, des milieux académiques et des bureaux.

Le résultat principal de la journée était certainement de proposer une première clarification de ces différentes initiatives.  Il est ainsi apparu pertinent de distinguer, d’une part, un réseau de la participation qui vise essentiellement à renforcer une culture de la participation en multipliant des formes d’échanges diversifiées (rencontres scientifiques, formations, terrains partagés, Parti-beer, site internet, etc.) et, d’autre part, une faîtière qui vise quant à elle à défendre le respect de critères de valeurs et de qualité dans la réalisation d’actions participatives. Cependant, s’il est utile de distinguer ces deux dynamiques, il faut souligner qu’elles seront certainement amenées à dialoguer étroitement et à mener des actions conjointes.


La suite du texte présente de manière plus complète le reflet des discussions qui s’y sont tenues. La matinée a débuté par deux groupes de travail auxquels tous les participants ont pris part :

1.       Définir la participation ?

2.       Panorama de la participation en Suisse romande

Puis les participants ont pu choisir un groupe de travail pour l’après-midi :

3.       Participation avec les enfants (thème proposé par des participants)

4.       Mobilisation (thème proposé par des participants)

5.       Progresser ensemble (thème proposé par les organisateurs)

6.       Réflexion sur le réseau (thème proposé par les organisateurs)


Définir la participation ?


Une définition de la participation sur laquelle tous s’accordent pourrait présenter certains avantages, notamment dans les relations avec les autorités publiques, l’allocation de budgets, la qualité des démarches (éviter le participatory washing) et leur évaluation, la reconnaissance professionnelle, ainsi que l’apprentissage.

La définition devrait être travaillée de manière interdisciplinaire. Quel est le cadre pour le faire ? La faîtière ou le réseau ? Le travail de réflexion devrait plutôt se faire dans le réseau. Ensuite, une définition devrait être portée par la faîtière. Pour le réseau, la définition devrait rester ouverte et dynamique (ce devrait être un processus de réflexion qui peut sous-tendre certaines questions, mais qui ne doit pas être porté par une volonté de fixer). Par contre, la faîtière doit pouvoir afficher une identité (ne serait-ce qu’en tant qu’association professionnelle). Une définition représente-t-elle la meilleure forme pour cette identité ? Il existe d’autres formes, telles que la charte, la vision, etc. Sont-elles complémentaires ou une forme en particulier serait-elle suffisante ? Cette identité n’est pas forcément figée, elle peut être repensée, enrichie par les acteurs de la participation, notamment par le travail du réseau.





Selon le groupe des hautes écoles, la définition s’articule autour de deux mots-clés : pouvoir et décision. En effet, l’essence d’un processus de participation est d’aboutir à une décision ou une action. Pour parler de participation, il faut ainsi un (niveau de) partage de pouvoir au sein d’un processus de construction de la décision. Les participants doivent pouvoir influencer la décision (de manière directe ou indirecte) et ce avant son adoption ou validation par les autorités. Cependant, le « partage de pouvoir » n’est pas spécifique à la participation mais est intrinsèque à la démocratie. C’est donc en situant ce partage lors de l’élaboration de la décision que la participation s’y distingue. Lorsque les participants ont une influence réelle sur l’élaboration de la décision, nous pouvons parler de participation. Certains ont mentionné d’ailleurs qu’il serait moins ambigu de tenter de définir les démarches participatives, plutôt que la participation qui est en soit l’essence de la démocratie.


Définir la participation présente cependant le risque de figer une notion encore malléable. Cela pourrait aussi avoir pour effet de standardiser les actions, voire d’exclure certains acteurs, et de limiter excessivement le champ d’action sur une situation pourtant en rapide évolution. C’est pourquoi, la définition devrait être co-construite au fil des expériences, contextualisée et régulièrement reconsidérée. Il pourrait être préférable d’établir certains critères ou conditions que devrait remplir une démarche pour être considérée comme véritablement participative. Parmi ces critères, certains ont mentionné l’existence de marges de manœuvre, une prise en compte des résultats et le principe de transparence (permettant à la société civile de s’approprier, voire continuer, le processus participatif).


Panorama de la participation en Suisse romande


Les formes et les outils de la participation sont divers (ateliers de collage, ateliers sur plans, dérives urbaines, enquête de terrain, diagnostic, etc.), de même que les niveaux de participation (information, discussion, concertation, co-décision, etc.). De nombreux participants travaillent dans le domaine du territoire et leurs objets y sont liés : programme d’espace public, aménagement de places, de rues, diagnostics territoriaux ou d’usage, programmation urbaine, bâtiments (coopératives), énergie, infrastructure routière à fort impact, etc. Par contre, certains participants sont actifs dans l’éducation à la citoyenneté. La discussion entre ces deux groupes a permis de faire ressortir l’importance de la création d’une culture de la participation et le partage de valeurs communes.

Chacun a des expériences et des connaissances spécifiques à faire valoir dans certains contextes (par exemple un savoir-faire concernant les relations de confiance, les personnes défavorisées, etc.). Dans quelle situation les outils des uns et des autres sont-ils particulièrement pertinents ? Dans quelle situation est-il préférable de travailler avec d’autres ? Les réseaux de collaborations existent mais ils sont encore très partiels.

La collaboration entre acteurs de la participation pourrait également prendre la forme d’observations mutuelles, voire d’évaluations dans l’objectif de progresser ensemble (cf. infra).


Conclusion de la journée


La journée s’est conclue par la proposition de trois groupes de travail auxquels les personnes étaient invitées à s’inscrire.


1.       Gouvernance : qui gouverne le réseau ? Selon quels principes ?

·       Quelles ressources financières et humaines ?

·       Comment se coordonner avec la faîtière ?

2.       Plateforme numérique

3.       Prochaines actions : terrain partagé, exposition, hackathon (produire quelque chose de fonctionnel sur un sujet, en une seule rencontre, par exemple les conditions minimales ou les principes du réseau romand de la participation), journée/soirée d’échange d’expériences (non seulement ce qui fonctionne, mais aussi les difficultés, par exemple fuck-up nights).Welcome to your blog post. Use this space to connect with your readers and potential customers in a way that’s current and interesting. Think of it as an ongoing conversation where you can share updates about business, trends, news, and more.




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